THALES ECRIT LE FUTUR DU DEMINAGE

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THALES ECRIT LE FUTUR DU DEMINAGE

Un vaisseau sans capitaine, un sonar autonome, un démineur sous-marin robotisé. Les ingénieurs de Thales participent à la confection d’une nouvelle boîte à outils pour le déminage en mer de demain. Un savoir-faire unique et brestois.

Neutraliser une mine en mer, sans plongeurs et depuis un conteneur à plusieurs kilomètres de la munition à faire sauter ? Le déminage de demain ressemblera à ça. Un futur pas si éloigné. Depuis 2015, Thales a la maîtrise d’œuvre du programme franco-britannique MMCM (Maritime Mine Counters Measures). En collaboration avec plusieurs partenaires européens, l’entreprise de haute technologie travaille sur une automatisation de la Guerre des mines (terme maritime et militaire utilisé pour désigner toutes opérations relatives aux mines sous-marines, NDLR). Une véritable boîte à outils de confection brestoise.

La commande émane de l’OCCAr, l’Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement, une organisation intergouvernementale européenne. Après une première phase de design et de développement, le programme rentre dans sa phase de production. Les deux clients, la Marine nationale française et la Royal Navy Britannique, devraient recevoir le système autonome de déminage d’ici la fin de l’année. Après livraison, les ingénieurs de Thales accompagneront et superviseront les applications de leur bijou de technologie pendant deux ans.

Dans un contexte de restriction budgétaire et de contrainte en termes de ressources humaines, nous apportons une solution pour les armées.

Cinq personnes au lieu de 30 pour déminer

Le responsable décrit : « C’est un sonar tracté. Il peut plonger à 80 m et donc voir à 100 m de profondeur. La longueur de câble peut être contraignante, mais il bénéficie d’une autonomie accrue, il est alimenté par le générateur du drone de surface ». Partenaire de Thales pour le MCMM, l’Eca Group développe un drone sous-marin. Il peut plonger à 300 m, sans fil tracteur, mais avec une autonomie contrainte. Embarqué sur ce propulseur, un sonar et un système de communication signé Thales. Et après la détection ? La neutralisation.

Également transportable et tracté par le drone de surface, le groupe suédois SAAB fabrique un sous-marin. Celui-ci peut identifier et neutraliser par charge explosive les mines. Ici le câble de tractage n’est pas une contrainte. Il permet de retransmettre en temps réel des images prises par la caméra frontale du sous-marin. Les images parviennent à un centre opérationnel, situé dans un conteneur. Drone de surface, sonar à ouverture variable, drone de profondeur ou sous-marin de neutralisation et centre opérationnel… Tous sont transportables et largables par avions de transport militaire. Et dans le conteneur ? Quatre à cinq personnes supervisent l’opération. Cinq personnes, là où un bâtiment de déminage mobilisait un équipage de 30 marins.

« Dans un contexte de restriction budgétaire et de contrainte en termes de ressources humaines, nous apportons une solution pour les armées », conclut Antoine Caput.